Cette nouvelle année 2026 s’annonce dense pour l’acteur du béton de la façade Atlantique Edycem. Il va, en effet, moderniser son activité de préfabrication, intensifier le déploiement de sa gamme de bétons prêts à l’emploi, et continuer à développer sa plateforme de revalorisation des inertes à Mérignac en Gironde. Malgré une conjoncture quelque peu difficile – la consommation de BPE est en chute depuis cinq ans (-20 %) et un secteur de la construction neuve en berne – l’entreprise souhaite poursuivre la feuille de route établie il y a 5 ans par son directeur général, Olivier Collin qui soulignait à l’époque « notre feuille de route repose sur quatre axes : RSE (sécurité, formation, social), environnement (conformité réglementaire, offre responsable), performance (process, coûts, achats, logistique, commerce) et innovation (R&D, contrôle qualité) ».
La construction d’une nouvelle unité de production sera ainsi lancée cet été à Saint-Georges-de-Montaigu, sur un site de 13 hectares où elle dispose déjà d'installations industrielles. L’entreprise dispose, en effet, déjà de 6 outils de production. Cette unité affichera une superficie de 2200 m2 et de nouvelles machines pour améliorer la productivité. « Le but est de se diversifier au maximum pour répondre à toutes les demandes des clients. Et le cadre de travail sera plus moderne pour nos équipes », explique Olivier Collin. Les travaux, qui débuteront mi-2026, s’étaleront sur neuf mois, pour une entrée en production dans la deuxième moitié de 2027.
Concernant le béton prêt à l’emploi, Edycem va donc poursuivre le déploiement de la démarche Vitaliss en améliorant l’empreinte carbone moyenne de ses produits. Cette dernière est déjà réduite de -20 % à -30 % aujourd’hui par rapport à des béton standards et l’idée sera de généraliser dans les 35 centrales Edycem le niveau B (soit -40 % de CO2). De quoi mieux répondre aux exigences accrues du nouveau seuil de la RE2020. D’autant que la nouvelle norme NF-EN206 sortie en décembre dernier permet de substituer davantage de ciment par des alternatives. Sur ces sujets Edycem continue sa collaboration avec des sociétés comme Hoffmann Green Cement ou Ecocem.
Enfin, la partie ‘granulats’ n’est pas oubliée, avec la montée en puissance de la plateforme d’accueil des inertes de Mérignac, acquise en 2022. Edycem poursuivra son développement et sa modernisation afin d’améliorer son taux de valorisation qui, pour l’heure, est de 25 %. Olivier Collin annonçait « de gros travaux d’aménagement du site, avec le renouvellement de la centrale à béton dans les deux à trois ans » et une transversalité de l’activité avec du concassage et de la production de granulats recyclés. Le site est agréé par l’éco-organisme Ecominero.
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