La production de granulats et de béton prêt à l’emploi reposent largement sur l’utilisation d’engins et d’équipements industriels fonctionnant au gazole. La hausse rapide du prix de ce carburant entraîne donc une augmentation immédiate des coûts d’exploitation pour les entreprises de la filière.
« Le gazole est une énergie indispensable au fonctionnement de nos carrières et de nos installations de production. Lorsque son prix flambe, c’est toute l’économie de nos entreprises qui est directement impactée », souligne Alain Plantier, président de l’Unicem.
À ces surcoûts de production s’ajoute également l’augmentation du prix du gazole nécessaire au transport des matériaux vers les chantiers, qui renchérit encore le coût final pour l’ensemble de la chaîne de construction. Cette nouvelle hausse intervient dans un contexte déjà très difficile pour le secteur, marqué par une baisse significative de l’activité dans la construction. En somme, les entreprises sont confrontées, d’un côté une activité en recul, de l’autre des coûts de production qui augmentent fortement.
Dans un secteur où les marges sont déjà sous tension, ces hausses de coûts sont souvent difficiles à répercuter dans les prix, notamment dans les marchés publics ou les contrats déjà engagés.
Les matériaux minéraux constituent la base de nombreux projets, « les matériaux de construction sont indispensables aux projets d’aménagement des territoires. Fragiliser les entreprises qui les produisent, c’est fragiliser toute la chaîne de la construction », a ajouté Alain Plantier qui appelle les pouvoirs publics à prendre des mesures concrètes pour encadrer l’évolution des coûts énergétiques et circonscrire leurs impacts. Et face à la flambée du carburant, les entreprises de la filière demandent un retour à des niveaux de prix du gazole plus stables et soutenables pour leurs activités.